VERTALING

Notre rue

dans notre rue les maisons étaient

renfermées, les volets d’un vert cru

de deux tiers descendus

derrière les vitres un mur de sansevierias

comme des soldates aux bajonettes

ils empêchaient les rayons du soleil à pénétrer

les regards curieux des poux étrangers

quand il pleuvait les chaises étaient poussées

contre la fenêtre, nous les ventouses

suçant des bruits confus

tout ce qui bougeait était salué de nos mains

notre gesticulation ne suffisait pas

à part un chien mi-noyé

personne ne prêtait attention